Rescapées de la canicule...et des chats errants
Les dahlias rescapés se mettent enfin à fleurir (avec 2 mois de retard)
Rescapées de la canicule...et des chats errants
Les dahlias rescapés se mettent enfin à fleurir (avec 2 mois de retard)
PRESSENZA Boston, 21/09/10
1/ La stratégie de la distraction. Elément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions. Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
4/ La stratégie du différé. Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge. La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles»
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion. Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise. Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…
10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes. Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
Mondialisation, uniformisation, unions monétaires…tous ces termes effacent aussi les spécificités des peuples et de leurs traditions.
L’Amérique du nord s’est aperçue que c’est l’avidité de leurs financiers qui a généré la crise mondiale actuelle.Une partie s’interroge sur les remèdes qui pourraient dans le futur, changer la funeste mécanique.
Les jeunes japonais ont pour la plupart tourné le dos à leurs traditions et les valeurs qui ont fait la grandeur de leur peuple.
Partout dans le monde, la tendance est à l’abandon des traditions familiales, notamment le respect des générations précédentes. Certaines traditions qui faisaient que parents et grands-parents vivaient avantageusement sous un toit familial unique sont en voie de disparition au profit d’un mode de vie dit moderne, sans enfant ou avec 1 seul enfant, niveau de vie « l’y obligeant »…
Même les modes vestimentaires sont devenues planétaires et ridicules, tant les looks obtenus sont en décalage total avec le respect des origines toutes plus ou moins reniées.
Certains commencent à se rendre compte de tous ces phénomènes néfastes qui ne sont nullement inéluctables.Certains pays aussi tentent une réflexion inverse pour un meilleur équilibre entre le progrès humain et les contraintes économiques.
En France il semble qu’on n’ait pas atteint suffisamment le fond pour s’interroger sérieusement. Au contraire, on s’enfonce de plus en plus en suivant le chemin de ceux que l’on critique, comme si la situation des français n’était pas encore assez douloureuse.
Pire : en adoptant une partie de certains aspects des modes de vie étrangers ou systèmes sociaux, on copie généralement ce qu’il y a de plus mauvais chez eux.
Certains pays tentent de copier ce que la France a de mieux, tel son système de protection de santé alors que nous mêmes on tend vers une privatisation de tout le système (parts croissantes des mutuelles, choix restreints des établissements d’hospitalisation, remboursements des médicaments constamment à la baisse, systèmes de retraites allant vers des systèmes d’assurances privées, etc.)
Nous sommes bien loin des idées novatrices qui ont fait la grandeur de la France dans tous les domaines…
On a entendu récemment le patron d'un grand groupe décrire comme "une mode" le suicide de plusieurs de ses employés.
Comment peut-on s'exprimer ainsi face à la détresse, quelqu'en soit d'ailleurs l'origine ! Comment peut-on confier autant de responsabilités à ce dirigeant alors qu'il témoigne de si peu de valeur humaine ! Dès lors rien d'étonnant que les moyens utilisés pour optimiser les performances de son entreprise soient en total décalage avec les êtres humains qui la composent.
Je ne vois aucune différence entre le voyou qui tue pour se voir refuser une cigarette et ce personnage pour qui une vie ne compte pas plus qu'un outil cassé passé à pertes et profits.
Les battages médiatiques faits autour des suicides dans les grands groupes sont symptomatiques de ce que peuvent véhiculer les médias au fil du temps.
Ce qui est nouveau, c’est l’inadaptation psychologique des employés et ouvriers ayant appartenu à des entreprises qui jusqu’alors avaient eu soit des positions de monopole (France Telecom) ou de domination de marché ou réputation d’assurer une sûreté de l’emploi, transmise parfois par plusieurs générations.
Leurs patrons sont responsable aussi d'avoir véhiculé cette notion d'immuabilité pendant des dizaines d'années (nous sommes les meilleurs, on ne craint pas la concurrence, etc...)